Q-Hippodromes

Éclore des hippodromes pour

Qu’encore juche traits

Enceintes de jadis

Qu’endroits marâtre pourchasse de sa ferrure

Maille ses écailles Brocantes

Avant lisse ses Cornes en parages

Symbolique d’une nation

Pourquoi ces faux-temps sans éclat

Quel spectre objet de mort

Qu’un boxeur débride sur des rings sincères

Rabat le géant un temps à rebours

Succédanés de sillons

D’errants détours à l’Aréna

Aux Aubaines du cœur

Me manne

Me fascine pachyderme

Ta métastase sociale d’une phalange équestre

Esquisse des taxonomies à l’envergure des fleuves

Sous les viaducs tes porches

aux ventres jaunis

Remonte la crue dalle des morphologies

Des espèces délivrées à servir encore

Aux hippodromes-marathon

Par un agencement de pulsions vinyles

Des temps agonisants à traire de prodiges

Migrant brocante

Pour des Locomotions impaires à tenir

Équidé épique

Se meurt à son tour

Dans le tumulte des rois chamanes

Je marche

L’apothéose

Fait-il au moindre éclat

Le craquement

Je marche

Moins plisse la jetée

Suis-je dans ces dortoirs

Où tout givre

N’avale mes mots

Épie-nous plutôt comme naufrage

Un instant déjà le tumulte des rois chamanes dans la demeure

Le mystère fiévreux ou tu gis parmi les fruits d’or

Bras croisés rompus un instant encore tes lèvres

Ou passe le cours du cygne

Le ventriloque rire des anciens promus

Qui à une nouvelle existence qui à l’humble veille

Des sentinelles marines

Les Naufragés

Scène 1 : Elle et lui

(Deux Naufragés se tiennent Debout

Implorant la Mer d’un amour à franchir les Sabliers en Anamnèse)

Lui : Oh si loin déjà dis-moi la vie 

Parle-moi comme les révolutions 

Elle : Me grime l’eau 

Quand l’eau est un corps 

Le motif désuet 

Une couture que trompe la soif 

Comme dentelle de sauge 

Les saisons disent quand ploie un sol  

Son pli en défaut 

Mime-moi qu’un astre se dénude 

Mille fois un espace en toi 

Me plisse l’eau d’une soie 

Vingt samouraïs gravitent 

Écoute les berges 

Le Tambourin

pedago22

Elle, à l’image d’une chenille charnue, dévorant, goulûment, les feuilles mûres de l’arbre de la vie, jusqu’au fruit vermeille, jusqu’au noyau dur de toutes les possibilités. À quoi, cela pouvait-il servir, de l’inscrire sur une feuille de papier, le rendre accessible à une conceptualisation sensée? À quoi bon, le déposer dans un texte, aux ramifications hasardeuses, comme une trainée évanescente, traces d’ailes de papillon défunts, poudre magique ou poussière qui venait balayer de sa coloration rousse les boiseries des fenêtres damascènes, pollen des grands peupliers qui enneigeait de ses chatons blancs le parc Vancouver … Mémoire, mémoire dont il voulait se défaire à tout prix, taire la lancinante mélodie.

Cartographie du récit de vie de Nasim Abaeian

 

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Screenshot (155)

   Entends-tu ma voix

   En suspens par la bouche des chênes de Georgia

   Comme la mousse des filles évanescentes

   Minuscules odalisques

   Fileuses aux chandelles des rapides

   De la Savannah river sœur riveraine

   

Une loupe à la main

Entrer le jardin

Un grain grenadine dans le gite

Sur une carte un bois

Dessine une tache de semis

Un cours d’eau trace une ligne

Délie une voix lascive mousse

Jusqu’aux méridiens tenir

Le fanal dans la risée

Miniature odalisque dedans enclose

Amande des troncs navires en partance

Se love entre la peau du fruit vermeille

Jusqu’aux vents portulans des pôles

Se greffe au point (g) du miroir abstrait

Pour qu’un poème spatial

S’ancre d’un écoumène

Et d’une anecdote

Gravite une enfance cosmique

Reportée mi- saules fluviaux

Archive rêvée qu’un croquis Végétal

S’épanche d’un magnétisme

En anneaux concentriques

Pour que s’arriment des archipels

Errantes apesanteurs à venir

Lignes d’erre

Comme qui s’accrochent

À des pays parchemins.

ALPHA((fleuve))BETS42-Je me souviens

ALPHA((fleuve))BETS42-JE ME SOUVIENS

 

ALPHA((fleuve))BETS42 est une installation de paysages textuels interactifs sur écrans tactiles (iPad) (grâce à l’application Speak) pour un alphabet-fleuve disséminé comme une constellation où des lettres, des traces, du matériau textuel se superposent en palimpseste qui font fleuve et sens, pour dire la dérive et le refuge.

  1. 1-Des milliers de papillons transitent ton corps pays ah nous reviendrons
  2. 2-Hymne national qu’entonnent à l’école les pionniers et le salut aux gardiens de la patrie d’avant le bombardement patriotique
  3. 3-Nous avançons le front comme un delta par les champs de tournesols et les mers hypnotiques nos besaces pulmonaires le passé à dos
  4. 4-Ruban Borroméen pour Arrimer nos partances autour d’un puits défait Égrener un alphabet

Présentée récemment au festival de la Maison de la Syrie, à l’Écomusée du fier monde.